« Noli me tangere » #9

Noli me tangere, Ne me touche pas !,
une chronique éphémère, le temps du confinement, un exutoire en images,
chaque matin — parfois le soir — renouvelé jusqu’au seuil des jours qui verront nos mains toucher et être touchées.

Noli me tangere*, une formule qui resurgit du fond des âges et d’un texte sacré1.
Ne me touche pas !, ces mots résonnent, rebondissent comme un écho sous la voûte de nos esprits tourmentés d’une façon si saisissante aujourd’hui !

Noli me tangere, Sandro Botticelli (1445-1510), une des quatre scènes de la prédelle d’un retable dans une église de Florence, Tempera sur bois, 19,71 x 44,04 cm, Philadelphia museum of art

« La scansion d’une enceinte andrinople,
redoublée d’ifs taillés. Si peu de ciel.
Sa main à lui, s’ouvre comme une fleur
entre ses mains à elle,
et tous deux nimbés d’or.
Au loin sous l’arrondi d’une arcature,
un paysage de montagnes et d’eau. »

Alessandro di Mariano di Vanni Filipepi, dit Sandro Botticelli (1445-1510),
est né à Florence l’année même où le palais Médicis sort de terre. Michelozzo, qui en est l’architecte, poursuit en même temps la construction du couvent de Saint-Marc, dont Fra Angelico décore les cellules.

Barbara, le soir, Avril 2020


1 Le chapitre XX de l’Évangile de Jean. versets 11 à 18.

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