Chaque jour prendre une photographie, capturer un instant qui me fait signe, créer une image, et écrire une légende. Un mot, des mots, quelques phrases. Explorer la polysémie des mots…et des images.
LA MAIN DE DAPHNÉ
Pollaiuolo, Veronese, Poussin, Rubens et Tiepolo…en saisissant cette image, je me suis souvenue que la représentation de la métamorphose de Daphné en laurier par les peintres du XVe au XVIIIe siècle commence par les mains de la nymphe.
Piero Pollaiuolo (1443-1496), Paul Veronese (1528-1588), Nicolas Poussin (1594-1665), Pierre Paul Rubens (1577-1640), Giambattista Tiepolo (1696-1770)
OVIDE (43 av. J. -C. – 17 ou 18 ap.J. -C.), Métamorphoses, Livre I, Apollon et Daphné, métamorphosée en laurier (1, 452-567)
Le dieu éperdument épris poursuit la nymphe qui toujours le fuit. Il se montre tour à tour pressant, prévenant, enjoué, suppliant, lui révélant son identité et l’étendue de ses pouvoirs, mais en vain.
La nymphe fuit de plus belle, attisant le désir du dieu de plus en plus déterminé à la saisir.
Daphné, à bout de souffle, presque rejointe, supplie le dieu du fleuve Pénée, son père, de lui enlever sa beauté, cause de son malheur, et aussitôt elle est métamorphosée en laurier. Apollon étreint amoureusement l’arbuste et décide qu’il sera désormais son arbre.






