Si l’on en croit la légende • jour 39 / 365


Chaque jour prendre une photographie, capturer un instant qui me fait signe, créer une image, et écrire une légende. Un mot, des mots, quelques phrases. Explorer la polysémie des mots…et des images.

ET PUIS NOTRE BOIS DE VINCENNES, Paris, 8 février 2026
© Barbara Sabaté Montoriol

ET PUIS NOTRE BOIS DE VINCENNES

Cet après-midi, en marchant dans le bois de Vincennes, j’ai fredonné en pensée Göttingen, cette chanson de Barbara qui — alors que jusqu’à ce soir je n’avais aucune idée d’où se trouvait Göttingen précisément pas plus que de la genèse de l’écriture de ce refrain — m’émeut toujours infiniment.

Bien sûr, ce n’est pas la Seine
Ce n’est pas le bois de Vincennes
Mais c’est bien joli tout de même
À Göttingen, à Göttingen

Pas de quais et pas de rengaines
Qui se lamentent et qui se traînent
Mais l’amour y fleurit quand même
À Göttingen, à Göttingen

Ils savent mieux que nous, je pense
L’histoire de nos rois de France
Herman, Peter, Helga et Hans
À Göttingen

Et que personne ne s’offense


Mais les contes de notre enfance
« Il était une fois » commence
À Göttingen

Bien sûr nous, nous avons la Seine
Et puis notre bois de Vincennes
Mais Dieu que les roses sont belles
À Göttingen, à Göttingen

Nous, nous avons nos matins blêmes
Et l’aube grise de Verlaine
Eux c’est la mélancolie même
À Göttingen, à Göttingen

Quand ils ne savent rien nous dire
Ils restent là à nous sourire
Mais nous les comprenons quand même
Les enfants blonds de Göttingen

Et tant pis pour ceux qui s’étonnent
Et que les autres me pardonnent
Mais les enfants ce sont les mêmes
À Paris ou à Göttingen

Ô faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j’aime
À Göttingen, à Göttingen

Et lorsque sonnerait l’alarme
S’il fallait reprendre les armes
Mon coeur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen

Mais c’est bien joli tout de même
À Göttingen, à Göttingen


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