Si l’on en croit la légende • jour 104 / 365


Chaque jour prendre une photographie, capturer un instant qui me fait signe, créer une image, et écrire une légende. Un mot, des mots, quelques phrases. Explorer la polysémie des mots…et des images.

ANÉMOPHILE, Paris, 14 avril 2026 © Barbara Sabaté Montoriol


ANÉMOPHILE

« […] Qui ne connaît pas l’image, sur le plus célèbre des dictionnaires, de cette femme soufflant sur ce qui semble être une fleur, avec pour devise « je sème à tous vents » ? […]
Mais quelle est cette femme ? Quelle est cette fleur ? Que sème-t-on ? 

Commençons par le dictionnaire. Le symbole est né dans le Gers, dans la maison de Claude Augé, instituteur passionné de pédagogie et de musique qui avait épousé la petite nièce de la femme de Pierre Larousse. Il rejoint l’entreprise Larousse comme comptable, avant d’en devenir chef de la rédaction. Il lance en 1905 le Petit Larousse illustré, avec cet emblème dessiné par le peintre Eugène Grasset qui avait pris pour modèle l’épouse de Claude Augé. 

La métaphore est celle de la dissémination de l’instruction et de la culture. Par cette image, Claude Augé souhaitait toucher le jeune public en évoquant les joies de plein air au printemps.
Passons à la fleur. D’abord, botaniquement parlant, ce n’est pas une fleur. Ce sont des akènes disposés en sphère. Les akènes sont les fruits secs de la plante, chacun abritant une graine. 

Les akènes des pissenlits portent une aigrette de poils qui donnent prise au vent. Le pissenlit dissémine ainsi ses graines et étend son domaine. On dit que la plante est anémophile, qu’elle aime le vent. 
[…] »

Logotype de Larousse par E. Grasset. 1890

1Extraits de Du vent dans les akènes provenant du podcast de France culture Le Monde vivant par Bruno David

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