Chaque jour prendre une photographie, capturer un instant qui me fait signe, créer une image, et écrire une légende. Un mot, des mots, quelques phrases. Explorer la polysémie des mots…et des images.



TROIS PAVOTS
— en conversation silencieuse
Trois pavots en boutons tirés d’un bouquet fané abandonné rue de la sourdière, dont je ne saurai jamais la couleur des pétales, peut-être rouge, peut-être rose, orange ou blanc, peut-être violet, bleue ou pourpre…
« (…) Dans quelle mesure le langage détermine-t-il la perception et la catégorisation des couleurs ?
(…) Plusieurs études montrent des différences de catégorisation des couleurs au sein de cultures n’utilisant pas les mêmes noms pour les désigner.
En français, nous n’utilisons globalement qu’un seul nom pour le « bleu » – qui peut bien sûr être décliné en nuances comme le bleu ciel ou le bleu nuit-, alors qu’en italien, en russe ou en grec, par exemple, deux noms différents existent pour désigner cette couleur. En italien, le bleu pourra être « blu » ou « azzurro ».
En regardant l’activation du cerveau face à ces couleurs par IRM fonctionnelle, il semble bien y avoir des différences entre un sujet grec ou russe et un sujet français ou anglais. Ces résultats iraient donc dans le sens de l’hypothèse du rôle prédominant du langage dans la catégorisation des couleurs. »*
*Extrait de Une exploration des couleurs par notre cerveau
