Si l’on en croit la légende • jour 187 / 365


Chaque jour prendre une photographie, capturer un instant qui me fait signe, créer une image, et écrire une légende. Un mot, des mots, quelques phrases. Explorer la polysémie des mots…et des images.

ROSE POUDRÉ, Île-aux-Moines, 6 juillet 2026 © Barbara Sabaté Montoriol


ROSE POUDRÉ
— ou Cuisse de Nymphe émue…

Suie de cheminée de Londres , Caca Dauphin, Opéra Brûlé, Boue de Paris, Beurre frais, Crapaud, Prune Monsieur, Vieille puce, Cuisse de Nymphe émue, Soupir étouffé … étaient des termes utilisés pour désigner des couleurs au XVIIIe siècle.

À cette époque, on ne pouvait se contenter d’un simple “rouge” ou d’un “bleu”. La langue devait être maniée avec finesse, humour et imagination…

« Quel esprit exotique ne rêverait pas d’un salon aux boiseries vert d’Antioche rehaussées d’or fin, lambrissé d’indiennes rouge ponceau, le tout garni de rideaux brodés en bleu Turquin et queue-de-serin sur fond de Cuisse de Nymphe ? »*


*Extrait de La poésie perdue des couleurs, Pierre-Alain CLOSTERMANN, 2018

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