Sakountala

Des corps sculptés de sa main émane une sensibilité puissante 
et les bras recourbés dessinent des mouvements d’une grâce infinie.
Les oeuvres que donne à voir cette exposition sont très émouvantes.
J’ai un faible pour Sakountala qui s’abandonne dans les bras de son époux agenouillé.
L’oeuvre s’inspire d’une légende hindoue qui raconte les amours contrariées d’un prince et d’une simple jeune-fille. Lors de sa réalisation en marbre, elle changera de titre pour devenir Vertumne et Pomone en référence à Ovide. Vertumne, dieu étrusque puis romain des jardins et des vergers se fait aimer de la nymphe Pomone.
« Mon cher Geffroy,
Il est inutile de vous dire que depuis l’autre jour je suis encore en train de tousser et d’éternuer tout en polissant avec rage le groupe destructeur de ma tranquillité : c’est avec des yeux larmoyants et des rauquements convulsifs que je termine les cheveux de Vertumne et Pomone. Espérons malgré les différents accidents, qu’ils seront terminés d’une façon logique et comme il faut qui convient à des amoureux parfaits. Dieu merci, j’en ai assez de souffler sur la sculpture en attendant les billets de mille françs qui se font de plus en plus réfractaires. »

Extrait de lettre de Camille Claudel à Gustave Geffroy, Paris 4 avril 1905 ; un journaliste, critique d’art et romancier. 
Il fut un des rares à reconnaître le talent de Camille et lui consacra des articles élogieux.

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