Port d’attache

Novembre, le jour décline déjà.
Dans le creux de ma main le pain diffuse une bonne chaleur.
Les enseignes en croix grecque des pharmacies rivalisent de fluorescence.

L’inclinaison de la rue laisse au loin un espace suffisant aux nuages frangés de rose.
Ils se déplacent d’un mouvement fluide et lent.
Rentrer à l’abri des regards, oublier le bruit, raconter la journée, écouter leurs journées : j’aime le soir, quand le temps cesse d’être fractionné et se concentre en une étendue qui semble sans limite.

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