La concubine vertueuse et l’empereur de Chine


«Aube printanière dans le palais des Han » (Xiao xueshan xing) –
Qiu Ying seconde moitié du XVe siècle –
détail d’un rouleau horizontal, encre et couleurs sur soie ;
30,6 x 574,1 cm –
conservé au National Palace museum à Taipei.

Qiu Ying est un merveilleux peintre de la seconde moitié du XVe siècle sous la dynastie chinoise des Ming (1368-1644).
Le voyage dans ce rouleau horizontal est une expérience esthétique exquise dont je ne me lasse pas.

L’aventure représentée ici fait allusion à la méconnaissance que l’empereur de Chine avait de son harem, au caractère mal fondé du choix de ses compagnes du jour ou surtout, inversement, des femmes qu’il cédait en alliance aux ennemis.

L’histoire met aussi en scène un portraitiste corrompu, Mao Yanshou. Pour faciliter le choix de la femme avec laquelle il allait partager sa couche, l’empereur consultait les portraits qu’en avait faits ce peintre.

Étant donné leur grand nombre, la cession de l’une ou l’autre de ses concubines à un chef ennemi à des fins diplomatiques n’aurait théoriquement pas dû affecter l’empereur.

Or, le peintre avait embelli toutes celles qui l’avaient soudoyé et enlaidi la vertueuse Wang Zhaojun, qui avait refusé de le payer. Ce mensonge pictural eut une conséquence tragique : aux moment des adieux, l’empereur, qui la voyait pour la première fois, découvrit la beauté et la vertu de WangZhaojun et tomba amoureux d’elle. Mais il était trop tard : il l’avait déjà cédée au Khan des Xiongnu….

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