Sport d’hiver dans la Grande Galerie



Déambulant dans la Grande Galerie au Louvre, l’esprit ailleurs, je songe, un peu nostalgique, à l’exode des parisiennes vers les pistes de ski, quand cet ange dévalant sa piste de nuages sur son auréole me rend ma bonne humeur…

Il vient tout shuss annoncer la bonne nouvelle à la Vierge Marie, qui ne cache pas sa surprise, dans le panneau central d’un triptyque de Carlo Braccesco,un peintre d’origine milanaise de la fin du XVe siècle.

« Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Cette vierge s’appelait Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, comblée de grâce ! Le Seigneur est avec toi. » À ces paroles, elle fut toute troublée : elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas être enceinte, et tu enfanteras un fils auquel tu donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il régnera sur la maison de Jacob pour toujours et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela sera-t-il , puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’enfant saint qui naîtra sera appelé fils de Dieu.
Et voici qu’Elisabeth, ta parente, est enceinte, elle aussi, d’un fils malgré sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, elle qu’on appelait la stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. »

Marie dit alors : « Je suis la servante. Qu’il m’advienne selon ta parole. » Et l’ange la quitta.
En ces jours-là, Marie partit pour gagner en hâte, dans le haut pays, une ville de Juda. »

(Luc, 1, 26-39)


Triptyque / Au centre : L’Annonciation ; à gauche : Saint Benoît et un évêque et à droite : Saint Etienne et saint Ange le carme. Vers 1490 – 1500 – H. : 1,58 m. ; L. : 1,07 m.

Les trois panneaux ont été acquis en 1812 par Dominique-Vivant Denon, comme provenant d’un oratoire, non identifié, de la famille Fregoso à Gênes.
À l’origine, d’autres éléments (prédelle, panneaux supérieurs) complétaient sans doute l’ensemble.
L’attribution à Carlo Braccesco, dont la seule oeuvre certaine est un polyptyque, signé et daté 1478, conservé dans l’église de Montegrazie, près d’Imperia ne rencontre pas un accueil unanime auprès de la critique.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s