Pourquoi la Chine ?


sur la plage du Goret, île-aux-moines, juillet 2010 :
Pavillon dans un paysage, Feuille d’album par Qiu Ying (1494-1495 – 1552), Calligraphie de Zhen Ming, conservé au Musée Guimet, Paris.

Personne mieux que Simon Leys (Pierre Ryckmans), n’a su mettre des mots si justes sur cette attirance -profonde chez moi- pour la Chine :

« Du point de vue occidental, la Chine est tout simplement l’autre pôle de l’expérience humaine. Toutes les autres grandes civilisations sont soit mortes (Égypte, Mésopotamie, Amérique précolombienne), ou trop exclusivement absorbées par les problèmes de survie dans des conditions extrêmes (cultures primitives), ou trop proches de nous (cultures islamiques, Inde) pour pouvoir offrir un contraste aussi total, une altérité aussi complète, une originalité aussi radicale et éclairante que la Chine. C’est seulement quand nous considérons la Chine que nous pouvons enfin prendre une plus exacte mesure de notre propre identité et que nous commençons à percevoir quelle part de notre héritage relève de l’humanité universelle, et quelle part ne fait que refléter de simples idiosyncrasies indo-européennes. La Chine est cet autre fondamental sans la rencontre duquel l’Occident ne saurait devenir vraiment conscient des contours et des limites de son Moi culturel. »

in L’Humeur, l’Honneur, l’Horreur. Essais sur la culture et la politique chinoises, Paris, Robert Laffont, 1991, p. 60-61.

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