C’est moi qui souligne#1.4

C’EST MOI QUI SOULIGNE
Clin d’œil au merveilleux roman de Nina Berberova, et un titre qui parle de lui-même pour une nouvelle série.
Je lis, je souligne…une phrase pour l’idée qu’elle porte et qui me transporte, parfois juste une expression pour sa pertinence, un mot pour son chatoiement.
Un aide-mémoire autant qu’un désir de partager mon enthousiasme pour un livre avec ceux qui me suivent. Et le plaisir d’accompagner ce florilège d’images qui me semblent seyantes.


signaux-sensibles

Lecture de Signaux sensibles,
Entretien à propos des arts, de Jean-Luc Nancy
et Jérôme Lèbre. Portrait en creux de Jean-Luc Nancy, un philosophe qui me guide et nourrit mes questionnements sur l’art et le monde et la manière d’en formuler la pensée.
Un dialogue avec Jérôme Lèbre, professeur de philosophie.


C’EST MOI QUI SOULIGNE / SIGNAUX SENSIBLES
/ Conclusion Art et finitude (pages 173 à 199)

JLN : «  Maintenant que nous avons conclu, me voici dans l’inquiétude – bien sûr. Pensez-vous que nous avons su rendre justice à cette désarticulation de l’art, ou des arts, que tout le monde aujourd’hui affirme pour la déplorer ou pour la célébrer, pour la repousser, pour la pratiquer ou bien encore pour la réarticuler ? »

les-cabanes

Les cabanes, 2000, Laurent Millet, tirage argentique, 30 x 38 cm

«  Le mot « art » figure aussi dans « articulation », (…) Mais faut-il se vouloir fidèle à l’étymologie ? Ou bien au contraire faut-il cesser de désirer l’articulation, l’agencement, la forme… ? »

Jugement dernier Hans Memling

Jugement dernier, vers 1467-1471, Hans Memling (1430-1494), Triptyque, huile sur bois, 223,5 x 306 cm, Gdansk, musée Narodowe

JL : «  Voulons-nous être rassurés ? Sans doute que non. Peut-être pas plus que ceux qui ont peint et regardé pendant des siècles les tableaux du jugement dernier : à gauche, les corps sauvés, dont les jointures ont été solidement réassemblées; à droite les déchus, emmêlés et désarticulés; au milieu le corps glorieux du juge qui fait pencher la balance du bon côté, à ceci près que sa droite est la gauche du peintre comme du spectateur et sa gauche leur droite : impossible de prendre sa place, de voir comme lui et de savoir ce qu’il pense quand il juge, sinon que c’est peut-être l’inverse de nous. C’était juste mais peut-être pas très rassurant… »

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Reclining figure, Figure étendue, 1951, Henri Moore

« L’art contemporain augmente cette inquiétude en soupçonnant dans les beaux corps l’emprise d’une norme esthétique, sociale, mercantile ; il se situe plutôt du côté du démembrement pour signifier qu’il n’y a pas de jugement dernier, que la vulnérabilité du corps est sa seule vérité. »

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