Le dit de l’image #453

Le dit de l’image,
comme une éphéméride du sensible,
une ou des images choisies ou créées
qui appellent des mots, ou l’inverse…

Femme se tressant les cheveux (détail), 1839, Ludvig August Smith (1820-1906).
Huile sur toile, 76 x 60 cm, Stokholm, Nationalmuseum. Photo: Linn Ahlgren/Nationalmuseum / Ludvig August Smith

« Il arrive que l’on ressente parfois de brusques appels de solitude. Même la vie amoureuse engendre à l’improviste de brusques appétits paniques de solitude.
C’est l’envie de se retrouver seul, de faire des gestes sans témoins. C’est l’envie de relâcher les traits, d’ôter son visage.
À vrai dire, c’est quelque fois simplement l’envie de prendre un bain ou de se couper les ongles. Ce sont des convoitises d’ermite d’une heure ou deux. C’est l’envie de se laver le cœur dans le silence. De se chuchoter à soi-même dans le silence sa paresse et sa peur et son vide et de se savonner soi-même comme un ancien bébé. »

Pascal Quignard, Georges de La Tour, 2005, Éd. Galilée, pages 22 et 23.

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