les amis d’enfance

Tartines frottées de gingembre frais aux poivrons rouges, sésame et magret de canard fumé
Jarret de veau vapeur à la coriandre
Riz thaï aux lentilles corail, compotée d’oignons aux petits pois
et tomates confites
Tarte aux cerises et pistaches vertes,
dans les assiettes,
Lilas rose charnu, viburnum et mousse des bois,
sur la table.





« (…) je portai à mes lèvres une cuillerée de thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes de gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférente, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse : ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi. J’avais cessé de me sentir (…) mortel ».
Marcel Proust, À la recherche du temps perdu. Du côté de chez Swann, 1913.

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