Correspondances#5

Correspondances, hommage au divin poème de Baudelaire, et désir de partager cette joie très particulière, enfantine et profonde de l’instant où se dresse l’analogie, où surgit la symétrie. Le reflet d’une image que je découvre dans une autre dont je me souviens.

Sarah et l’Ange, même figures sur un fond d’or, mêmes ovales du visage, regards intérieurs, nez droits, lèvres closes sous les ondulations d’une chevelure acajou ; mêmes mains sereinement posées sur des drapés d’étoffes brutes qui sont en eux-même des morceaux de peinture.

Ange tenant un rameau d’olivier, vers 1475-1480, détail, Hans Memling (1435-1494),
huile sur bois, 16 x 10 cm, Paris musée du Louvre

Pratiquement jusqu’à  la Renaissance, toute peinture est d’essence religieuse.
Le fondement de la peinture c’est l’icône qui est conçue comme une sorte de médiation qui nous permet de dialoguer avec le divin.  L’image ne cherche pas le réalisme mais cherche au contraire à réfléchir en quelque sorte la pensée de celui qui croit vers le dieu auquel il s’adresse.

Portrait de Sarah Bernhardt par Jules Masson (1871-1932), d’après la photographie de l’actrice par Félix Nadar, 1889, Paris, BnF, département des Arts du spectacle

D’où les fonds d’or, car l’objet même est censé réfléchir et non pas faire pénétrer le spectateur dans l’image.
Ici en revanche, le réalisme du corps et des étoffes semble de mise. Mais ne s’agit-il pas plutôt d’une transfiguration du réel ?

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